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ÉCHOS DE LYCÉENS

 

Découvrez les commentaires des lycéens sur les pièces du GPLC 2020 !

 

Samuel Andreyev, Vérifications, pour piccolo, musette, clarinette piccolo en la bémol, synthétiseur Casio SK-1, percussion et violoncelle (I., II., III.)

 

« Samuel Andreyev utilise un langage atonal, assez complexe mais plein de surprises, entre phrases saccadées et résonances prolongées, entre instruments acoustiques et synthétiseurs, entre nuages sonores et temps suspendus. Friands d’originalité, foncez ! La partition est complexe et très savante. » Lycée Guillaume Apollinaire, Thiais

 

« Cette œuvre est un véritable voyage qui demande une écoute attentive pour entendre chaque détail et chaque mouvement différent. » Coline, 1ère, Lycée Sophie Berthelot, Calais

 

« C’est la plus mystique, belle et agréable à écouter. C’est celle qui me transporte le plus et me permet de voyager, hors de mes pensées, elle est inspirante et nous fait planer dans un monde féérique, les instruments utilisés permettent à ce morceau d’être encore plus doux, la virtuosité, la sonorité rendent ce morceau agréable à écouter. Le rythme est très calme et nous emmène sur une vague lointaine. » Lycée Freppel, Obernai

 

 

« Avec Samuel Andreyev, on se sent l'âme d'un scientifique, en observant des micro-univers infiniment précis au travers de l'objectif d'un microscope qui semblent ne jamais avoir de fin et qui impressionnent par leurs couleurs. » Lycée Blaise Pascal, Segré

 

« Tout un arsenal d'objets sonores aussi intrigants que délirants, allant de la chute dans les escaliers aux serpents menaçants, du bazar organisé à l'enquête de police... les portes qui grincent, vieilles horloges, embouteillages monstres et gamelles accrochées aux pare-chocs...cartoon et quincaillerie pour ne pas dire symphonie d'objets de récup' du bricoleur fou ! » Lycée Bergson, Angers

 

« Capable de provoquer une première impression de ludisme, de pièce écrite pour diversion, Vérifications incarne l’esprit enquêteur du compositeur actuel. Variant et exploitant moult façons d’écrire pour les différents et décalés instruments qu’il choisit, le musicien vérifie en effet sa capacité de composer avec virtuosité. Le résultat est une pièce intéressante, curieuse, unique, capable d’établir une relation avec l’auditeur tout en témoignant des soucis de l’individualité créatrice de Samuel Andreyev. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Samuel Andreyev réussit à créer un univers enfantin en détournant l’utilisation classique des instruments. On dirait une grande improvisation originale et humoristique. » Lycée Vauvenargues, Aix-en-Provence

 

« Une musique drôle, décalée, d'un bel univers. » Lycée Ferdinand Foch, Rodez

 

 

« C’est une musique mystérieuse et pleine de rebondissement. Notre attention est sollicitée du début à la fin car le compositeur joue avec les contrastes et fait appel à notre curiosité. Vérifications émoustille notre oreille. » Margot, Lycée André Malraux, Gaillon

 

« Cette musique a un côté visuel : on y voit des images de dessin-animé. C’est très surprenant et nuancé. Les interventions sonnent comme des bruitages, on avance dans l’inconnu, les sons sortent de partout. Il y a un côté enfantin avec des nuances, et des contrastes intéressants. On est très proche du son. On est dans une jungle des sons. » Lycée Jeanne d’Arc, Clermont-Ferrand

 

« Si la partition n’était pas si écrite, les musiciens n’arriveraient peut-être pas à aussi bien faire ressentir ce désordre organisé. » Thomas, Terminale option musique facultative, Lycée Boucher de Perthes, Abbeville

 

« Bien qu’on puisse le croire cacophonique au départ, l’on se rend bien rapidement compte que c’était bien loin d’être le cas dans ce morceau. Cette musique ne décrit pas un lieu, ni même un évènement ou un sentiment, elle nous montre des angles, des formes et des couleurs. Certains angles semblent nous couper, certains justes nous caresser, les formes géométriques se dessinent de je ne sais quelle façon, des couleurs plus ou moins fortes sont comme criées. Il est très difficile pour moi de le décrire, car plus qu’un morceau, j’y vois un dessin, une chose que je pourrais redessiner en l’écoutant par je ne sais quelle force. C’est cette imagination et ce travail mystérieux derrière qui m’impressionne, même plus, qui m’intrigue. Comment peut-on avec de simples instruments, comment par la force d’un bruit, créer, ou plutôt attirer d’autres sens ? Le toucher et la vue sont presque plus utilisés dans ce morceau que l’ouïe. » Aden, 1ère Arts Appliqués , Lycée Denis Diderot, Marseille

 

 

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Commentaires d'élèves - Samuel Andreyev, Vérifications

 


Régis Campo, Une solitude de l’espace, pour flûte, percussions, piano, violon, alto, violoncelle, contrebasse et bande - Lauréat 2020 

 

« Régis Campo propulse l’auditeur avec de doux réacteurs musicaux, dans son espace. De caractère relaxant, son œuvre est féérique, faisant écho à un esprit asiatique. L’écriture est basée sur la répétition, sorte de mouvement perpétuel posé par les percussions et le piano ; le compositeur développe une palette de couleurs et de timbres variés (résonance, vagues sonores, tessitures différentes…), le tout enveloppé par des bruits (enfants, nature, ville). La sensation de balancement est omniprésente, menant à un univers homogène et cristallin. Envie de voyage ? Avec ce morceau, embarquement immédiat pour une détente garantie ! » Lycée Guillaume Apollinaire, Thiais

 

« L’univers de l’œuvre est très féerique. En effet, on ressent beaucoup de douceur, en contraste avec le départ de l’œuvre. L’ambiance est calme et magique.  On peut entendre des souffles et des sifflements qui parfois montent vers l’aigu. L’ensemble est assez répétitif : on pourrait imaginer une boîte à musique qui tourne en boucle. Cette œuvreme procure beaucoup d’émotions quand je l’écoute. En effet, je me sens à part dans un autre monde, loin de la brutalité de la vie quotidienne. » Noémie, Terminale, Lycée Sophie Berthelot, Calais

 

« On pourrait imaginer le glissando comme le rideau qu'on ouvrirait sur cette fenêtre donnant sur la rue. Dehors, le froid. Il n'y a personne. Les rondes tenues de cordes ajoutent une touche sinistre, glacée, à cet ostinato sans fin joué par le carillon qui rappelle les flocons de neige incessants de l'hiver. Les grattements et glissements des cordes font penser aux cris des rares oiseaux perchés sur leurs branches d'arbres nus qui se balancent et frissonnent sur les trémolos. On se croirait dans un rêve, les rires d'enfants, au loin, évoquent des souvenirs à chacun. » Lycée Nelson Mandela, Nantes

 

 

« Le glissando de cordes, véritable panoramique sur un décor, nous emmène tout droit vers une forêt ou bien une ruelle vide, de nuit, sous la pluie. La machine est alors lancée, et le morceau se met en place, régulier, répétitif et presque mécanique, telle une horloge. Les tenues des violons nous donnent des ailes et font planer, en laissant tout de même la place à des interventions graves, rumeurs sourdes faisant vibrer l'oreille et paraissant presque inquiétantes. Nous sommes dans une contemplation figée d'un objet cristallisé. Avec Une solitude de l'espace, Régis Campo nous emmène directement vers un lieu minimaliste à part, avec un morceau profond de sonorités et de brillance, où l'on parait attendre un dénouement peut-être, dans une sorte de bulle cristalline et scintillante, alors percée rapidement et en douceur, comme la fin d'un rêve. » Lycée Blaise Pascal, Segré

 

« Comme un carrousel dans un jardin d'enfants, une soucoupe volante laissée en vol libre et tournant sans cesse sur elle-même comme Saturne...non sans humour, l'ostinato en spirale nous obsède à en donner le tournis...tel un passager perdu dans une capsule spatiale ou un enfant dans un labyrinthe ne trouvant pas la sortie...Cette litanie nous met dans une sorte de transe...Une impression de mélancolie du bonheur...Une fête simple sans trop de joie...mais ferme les yeux, apparaît l'aurore boréale. » Lycée Bergson, Angers

 

 

« J’ai choisi cette œuvre car l’approche du compositeur me paraît poétique et remplie d’explorations. Je pense qu’il perçoit au-delà de son titre tout un univers et énormément de réflexions avec lesquelles chaque individu peut s’égarer, ou plutôt s’évader… Son travail parvient à nous donner un chant imaginatif large plein de débouchés différents. Les sons sont comme des pensées qui s’évadent, et se bousculent, comme tous ces astres. Est-ce une montée vers le paradis ? Ou une descente vers la vie ? Cela m’évoque aussi, à cause des lointains cris d’enfants, les soirées estivales, où la joie reste jusqu’à tard et où l’on partage des bons, voir les meilleurs moments : c’est l’aléatoire de la vie. La musique pourrait regrouper à la fois un rêve, un souvenir, une spiritualité, un réconfort, une crainte… La liste peut être longue car l’univers est témoin de tout. Il est noté qu’il est passionné d’astrophysique, donc l’œuvre me parle d’autant plus que j’aime beaucoup cela également, et cette atmosphère musicale veut, à mon avis, nous amener à prendre conscience de cet espace, infiniment grand dans lequel on peut se sentir souvent très seul. Pourtant j’écouterais bien cette œuvre dehors dans le noir, en regardant les étoiles, ça doit être fabuleux. Et si ce noir peut souvent paraître trop mystérieux, il ne faut pas avoir peur de découvrir ses secrets, comme ces innombrables lumières dans le ciel que le compositeur arrive à nous faire ressentir avec des choix d’instruments, ces décroches subtiles de piano... Avec les glissandos de cordes, on dérive vers un autre, puis un autre, puis un autre monde. On voyage, c’est agréable mais on pourrait presque trouver cela mélancolique, comme la solitude, et on a cette impression que cela ne va jamais s’arrêter, qu’on est en effet dans une dimension infinie, d’inconnu d’espace et de temps, comme l’histoire de l’univers, de notre tout. La fin nous arrache de la rêverie, de la réflexion, de l’inconscient. Ou nous éteint pour toujours. La musique me rappelle que je peux ressentir, m’ébahir, comme quand je lève la tête vers les astres et que je comprends pourquoi la vie a un sens. Comme il l’a dit, « cet état d’émerveillement que nous guettons à chaque instant de la vie », c’est exactement ça que j’ai ressenti dans son œuvre. Il a réussi. » Lénélise, 1ère TMD, Lycée Poincaré, Nancy

 

 

« Avec un ostinato féérique qui rappelle l’enfance et qui crée un sentiment d’infinité, l’œuvre de Campo traduit une solitude propice à l’introspection. L’aspect mystérieux et fantastique lié à l’espace nous plonge dans un univers intrigant et attirant.  L’aspect onirique de cette œuvre laisse place à un imaginaire cinématographique. Nous avons été séduits par le côté intimiste qui évolue vers ce qui semble être un autre espace-temps. Les nombreuses sources d’inspiration et notamment l’ostinato inspiré de Fauré donnent à cette œuvre un aspect léger et hors du temps. Il nous a permis de nous questionner sur le temps… » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

« Arrivant par moments à se montrer inquiétante, menaçante, l’atmosphère créée dans Une solitude de l’espace ne cesse de changer par les prismes des différentes séquences sonores qui l’inondent une à une. Féerique, onirique, sous-marine et interstellaire, la pièce de Campo est une traduction des affinités de son créateur ainsi qu’une opportunité de nous laisser aller dans sa conception rêveuse et interminable… au bon sens du terme ! » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

« En approfondissant mes recherches sur le compositeur j’ai remarqué que cette œuvre caractérise parfaitement son personnage et ses habitudes de compositions, à la fois ludiques et rêveurs. En prenant en compte cette mélodie répétée en fond et ses bruitages rajoutés tout au long de l’écoute, ici et là, nous sommes transportés dans un monde inexploré, presque enfantin. Un aspect très fluide et spatial qui donne aussi un caractère mystérieux à l’œuvre. Les instruments sélectionnés par Régis Campo pour cette pièce, proposent un mélange harmonieux et singulier qui ne fait qu’un. Je trouve personnellement très habile et intéressant de la part du compositeur d’avoir ajouté des bruits et des sons de la vie quotidienne, nous ramenant à la réalité, reliant ainsi deux mondes différents. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

« Une solitude de l'espace nous emmène dans une sorte de voyage méditatif intérieur. On a alors l’impression de découvrir un monde miniature sous nos yeux grâce aux sonorités cristallines du Bell Tree, qui joue le motif principal en ostinato. Cette musique répétitive, presque minimaliste, amène en effet l’auditeur à rêver, à se plonger dans ses souvenirs. Derrière le motif principal et le jeu des cordes, on perçoit des enregistrements de cri d’oiseau mais aussi d’une rue et d’un parc d’enfant. Ainsi Régis Campo, qui s’inspire d’un poème d’Emily Dickinson, nous invite à contempler le monde et ses espaces. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

 

« Une musique aérienne ; le motif répété nous rassure, c’est comme une ouverture spirituelle à la vie, avec une sorte d’arrêt sur image. On est bloqués dans une boucle temporelle. On se perd dans un espace immense. » Lycée Vauvenargues, Aix-en-Provence

 

« Cette œuvre nous fait passer à travers diverses émotions et nous plonge dans une euphorie digne de ce que l’on appelle le « septième ciel ». En effet, les glaçantes notes métalliques qui suivent un glissando apocalyptique nous plongent dans une brume semblable à des nuages. C’est un lieu idyllique où les valeurs longues des cordes nous évoquent une valse nostalgique, avec un ange comme cavalier. » Lycée Jessé-de-Forest, Avesnes-sur-Helpe

 

« On s’imagine se baladant au milieu des étoiles. Plus on avance, plus on se perd. Cet univers magique devient vaguement inquiétant à cause des plaintes dissonantes des cordes. Impression d’une personne aspirée dans un trou, qui se balade dans un univers vide, mais où les images autour d’elle changent au fur et à mesure de l’intervention des instruments. Perdu dans un rêve, dans une pièce remplie d’horloges. On a l’impression de voir le monde à travers les yeux d’un enfant qui se réveillerait au milieu de la nuit et dont tous les objets prendraient vie petit à petit autour de lui. » Lycée Jacques Amyot, Melun

 

« D’un motif circulaire découle un manège où douceur et imaginaire se mêlent. Une répétition de quatre temps que Régis Campo organise par le biais d’un rythme onirique. Il met en évidence des sons hypnotiques et technologiques. Un univers s’offre à nous et des touches fauvistes viennent rompre cette solitude que nous décrit le compositeur. Un espace infini alterne avec un vertigineux lyrisme souligné par un bouleversement entre cuivres et cordes frottées. Une solitude de l’espace est finalement contrastée par des ornements impressionnistes où les thèmes se rencontrent. » Lycée Emmanuel d’Alzon, Nîmes

 

 

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Commentaires d'élèves - Régis Campo, Une solitude de l'espace

 


Édith Canat de ChizyVisio, pour 6 voix mixtes, ensemble instrumental et électronique (IV. De circulo gyrante, V. Finito, VI. Épilogue)

 

« J’ai donc cette musique car je la trouve assez mystérieuse, lorsqu’on l’écoute on se sent obligé de suivre le ton des voix et l’ensemble instrumental pour bien comprendre le sens de la musique car cette compositrice s’inspire des ciels de Van Gogh, des phénomènes bruités, tout est mouvement circulaire comme elle l’explique, pour orbiter d’un perpétuel recommencement. » Sarah, 1ère, Lycée Sophie Berthelot, Calais

 

« L’ambiance et l’univers sont intéressants et stimulants. Maîtrise très impressionnante du son (autant instrumental qu'électronique) Cette œuvre captivante du début à la fin raconte d'après moi une histoire très lointaine mais aussi très complexe. La compositrice a vraiment réussi à transmettre des émotions par des moyens peu communs. Très belle œuvre. » Lycée Freppel, Obernai

 

« Les voix et l’atmosphère de suspense apportent indéniablement un aspect incantatoire que l’on relie à l’approche spirituelle de l’artiste. » Lycée des Glières, Annemasse

 

 

« Un univers vocal très surprenant, mélange d'onomatopées et de mots. Les instrumentistes semblent créer un univers autour des voix, un halo, un grondement qui s'étoffe puis se délite. L'ensemble produit une musique très hypnotique. » Lycée Nelson Mandela, Nantes

 

« Visio d’Edith Canat de Chizy, nous dresse le portrait d'une scène mélangeant la tension au drame. Les chuchotements, les paroles sont semblables à des incantations participant à la profondeur de l'œuvre. On perçoit un perpétuel dialogue des voix aux instruments donnant une certaine vision de chaos. Visio dégage une atmosphère très mystique voire sacrée, nous offrant une vision ralentie des choses. On assiste à une montée progressive tout au long de l’œuvre, un crescendo entrecoupé qui nous amène à un final où voix et instruments s'entremêlent jusqu'à devenir presque étouffants... Le mélange des voix polyphoniques, des instruments ainsi que des sons électroniques accentue la profondeur de l’œuvre. » Lycée Blaise Pascal, Segré

 

« Dès les premières notes, la compositrice nous emporte dans un univers unique et étrange où se mêlent textes poétiques et spiritualité, le tout saupoudré d’un accompagnement instrumental aux allures d’ailleurs. Visio, comme son nom l’indique, cherche sans doute à nous faire voir et accéder à un autre monde onirique. » Lycée Watteau, Valenciennes

 

 

« Les modes de jeux non conventionnels et inhabituels apportent une richesse de timbre intéressante. L’ambiance nous semble diluée, aquatique. L’aspect mystique et très contemporain, avec ce mélange de langues et ce jeu sur les paroles qui perdent leur sens pour devenir sons est intrigant. La présence du dispositif électronique donne un aspect moderne en opposition à l’inspiration médiévale du texte. La fusion des timbres et la pulsation difficile à percevoir nous oppressent… et nous sommes éblouis face à ce mystère divin… » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Les trois dernières parties de Visio évoquent elles aussi spontanément des visions frappantes notamment celle du cercle. Le traitement de la voix avec la superposition de longs glissandos descendants participe à donner cette impression de circularité. De plus, les sons de bols tibétains et du dispositif électronique produisent une atmosphère mystique. Ce caractère mystique est aussi rendu à travers le texte lui-même (qui raconte les visions d’Hildegarde de Bingen) et la manière de traiter la polyphonie en superposant des voix en contrepoint (rendant la compréhension du texte difficile) et en utilisant différentes techniques vocales (comme les chuchotements qui évoquent des voix intérieures). Avec la captation en son binaural, l’auditeur est complètement immergé dans l’œuvre. Cela lui permet de suivre les mouvements circulaires des sons autour de lui. Ici la dimension spatiale est en effet très importante et le fait que la pièce soit immersive peut provoquer des sensations vives à l’auditeur. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Cette œuvre nous amène à l’interpréter au-delà de nous-même. L’utilisation des voix rend justice aux visions d’Hildegarde Von Bingen. Cette musique étendue et dispersée dans l’espace crée comme une masse auditive brouillant l’écoute de l’auditeur, une masse dont on ne peut s’échapper. La compositrice utilise différentes sonorités, elle crée une ambiguïté entre le chant et le parlé qui nous ramène vers le mystère ancien du chant religieux. Au contraire, l’électronique apporte une coloration moderne qui s’allie bien avec l’écriture musicale de la compositrice. J’aurais tout de même aimé qu’elle donne un peu plus d’importance à l’électroacoustique. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Cette pièce attire notre attention par sa grande polyphonie vocale qui se distille dans toute l’œuvre. En effet, elle semble offrir un cadre idéal au monde sonore que l’on peut percevoir. De plus, la présence d’une ambiance instrumentale planante donne le ton. Et c’est avec une certaine justesse que la compositrice parvient à rendre compte des visions qui se joue dans la tête de celle à qui elle a emprunté les textes. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Il est possible de s’attarder dans le commentaire des textes qui se confondent, s’enchevêtrent, se superposent comme le font les voix et les gestes instrumentaux qui naissent et disparaissent dans Visio, mais le plus marquant dans l’écoute de la composition de Canat de Chizy est ce qui reste inintelligible. Chuchotements, silences, résonances cycliques, soubresauts dans l’aigu et chutes électroniques de sable… tout est ici traduction du questionnement, de l’ineffable qui surprend, qui attire et qui échappe. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

 

« Impression de sortie de son esprit. C’est une performance technique et un ascenseur émotionnel hypnotique. On entend des vagues de sons mélangés à des bruits de la nature comme des grandes bourrasques de vent. Hallucination des âmes errantes. » Lycée Vauvenargues, Aix-en-Provence

 

« Une œuvre assez immersive qui fait entrer les auditeurs dans une autre dimension. Visio fait penser à des histoires surnaturelles, fantastiques et même imaginaires. » Lycée Rosa Parks, Montgeron

 

« Cette œuvre nous plonge dans ce qui ressemble à des abîmes ou sur une place médiévale. On arrive à se représenter les apparitions de chaque personnage qui chante, comme des hallucinations ; un voyage à travers l’espace-temps… » Lycée Jessé-de-Forest, Avesnes-sur-Helpe

 

« Cette musique est omniprésente. »  Margot, Lycée André Malraux, Gaillon

 

« Cette écriture musicale composée de voix aiguës, stridentes, à la sonorité latine, nous plongent dans un univers divin. La spatialisation des percussions associées aux instruments à vent impulse une idée de mouvement circulaire. Cette composition d’Edith Canat de Chizy suscite un étonnement certain, de par l’univers mystique qui nous est présenté. En effet, la singularité du langage dont l’énergie et les voix sont les principales revendications créent ainsi un univers sonore toujours en mouvement. » Lycée Emmanuel d’Alzon, Nîmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires d'élèves - Edith Canat de Chizy, Visio

 


François MeïmounLe Chant de la Création, concerto pour orchestre (II. Danse du Ciel et de la Terre)

 

« Avec François Meïmoun, l’auditeur est plongé au cœur d’un conflit musical armé : les instruments s’entrechoquent, se répondent entre violence et chaos. Les percussions sont au centre de la masse sonore, amenant un caractère tribal d’une forte densité. Le tempo est rapide, la rythmique est complexe, les timbres éclatés mènent une course infernale tel un film d’action dont aucune mélodie n’émerge explicitement. Âmes sensibles, abstenez-vous car émotions fortes assurées ! » Lycée Guillaume Apollinaire, Thiais

 

« Il y avait une ambiance très solennelle et forte voir grandiose. » Lycée Freppel, Obernai

 

« Le magma de l'orchestre se perçoit aisément dans cette création du ciel et de la terre. C'est même une musique tectonique à laquelle nous sommes confrontés. Grand orchestre, variété des modes de jeux, la musique de François Meïmoun est d'une grande richesse et emporte son auditoire. » Lycée Nelson Mandela, Nantes

 

« Musique très évocatrice, faisant facilement appel à l’imaginaire : entre peur, mystère, énergie… Œuvre dont se dégage une grande puissance, de forts contrastes de nuances, des jeux de masses qui tiennent sans cesse en haleine. Le rythme prédomine. Il créé un mouvement puissant qui résulte de la combinaison de nombreux ostinatos ; la polyrythmie est complexe. On perçoit une forte inspiration de Stravinsky. L’orchestration est très riche et évolutive : grande variété de modes de jeux, de mélanges de timbres. Cette pièce ininterrompue suit son cours et tient l’auditeur en haleine sans qu’il ne puisse anticiper les évènements à venir… » Lycée Edgar Quinet, Bourg-en-Bresse

 

« C'est un véritable déluge de puissances qui s'opposent comme dans une épopée où des ennemis s'affrontent dans le vent, la tempête et les éléments glacés comme des piqûres au visage... des pierres s'entrechoquent et explosent comme des météorites. Le feu dévaste tout, les soldats se battent au son des timbales, une nation victorieuse apparaît, aspect géant, grandeur... les branches craquent, les armes se croisent, affolement, attroupement, vision purement apocalyptique...mais rien de tout cela, ça n'est que « la Danse du Ciel et de la Terre ! ». » Lycée Bergson, Angers

 

 

« L’ambiance angoissante de la pièce dépeint un monde sonore tempétueux et violent que les cordes parviennent parfaitement à rendre, transportant l’auditeur au beau milieu de la création de l’univers. Ainsi, la particularité de cette pièce tient à ce qu’elle parvient à nous transporter grâce aux différents figuralismes dans un monde sonore qui décrit avec justesse ce qu’aurait pu être le chant de la Création. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Cette perception de choc, de guerre révélée par le bruit incessant des percussions nous mène vers une atmosphère angoissante et sombre. Cette boucle rythmique, comme incantatoire, nous fait voyager au milieu d’un champs de bataille en pleine progression. Les cordes utilisées à la fois comme mélodie courte et angoissante, et également de manière percussive (col lego battuto) produit une profondeur dans la pièce. Les col legno battuto nous font imaginer une centaine d’archers lançant leurs flèches vers l’ennemi. L’œuvre de François Meïmoun, puissante et envahissante, nous plonge dans un univers dont les caractéristiques sont un peu similaires à « Mars » dans les Planètes de Holst. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Les images que ce concerto peut inspirer sont multiples : une mer agitée, une tempête, un caractère martial (avec les timbales et les cuivres), de grands espaces et peut être même des planètes (comme Les Planètes de Gustav Holst). Ici la masse orchestrale, le registre grave de la pièce et le jeu simultané de plusieurs pupitres créent un mélange de timbres et de couleurs uniques et permettent de plonger l’auditeur dans un magma orchestral. En effet, cette pièce a pour thème la création de l’univers, elle a une approche à la fois scientifique de la création de l’univers (Big Bang, particules...) et spirituelle en associant la création de l’univers au chant et à la danse (chant primordial, vibration primordiale…). On peut donc imaginer et presque sentir cette tempête de particules qui s’entrechoquent avec un jeu des violons col legno battuto qui produit des cliquètements minuscules dans un nuage de sons graves et puissants. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Des images qui s’insèrent dans notre tête, nous plongeant totalement dans l’idée du compositeur. Le titre est particulièrement bien choisi, tout comme l’orchestration et les nuances utilisées qui magnifient cette œuvre symphonique. » Lycée La Bruyère, Versailles

 

 

« Pièce orchestrale très puissante et intense qui représente les forces telluriques de façon remarquable. Quand la musique commence, elle parait avoir déjà commencé. On est très vite en immersion avec une sensation de lutte permanente. C’est la représentation d’un Big Bang, avec une ambiance tribale. » Lycée Vauvenargues, Aix-en-Provence

 

« François Meïmoun captive l’auditeur dès le début de son œuvre avec une agitation, dans le grave, au sein de l’orchestre accentuée par les percussions et les cuivres. Cela donne l’impression d’un volcan prêt à exploser avec son magma en effervescence. Les bois et les cordes tentent de se faire entendre. Ces derniers participent à ce bouillonnement avec des apparitions furtives. Que ce soit dans la dynamique ou dans l’orchestration, les contrastes employés par François Meïmoun nous tiennent en haleine et nous plongent dans un état d’affolement. »  Lycée Fénelon, Lille

 

« Un jour, quelqu’un créa le monde. Personne ne sait comment et chacun en a sa propre idée. Alors que certains écrivent ou enseignent leur interprétation, d’autres la mettent en musique. C’est le cas de F. Meïmoun ; pour lui, le monde, à sa création, a chanté. Dans ce chaos ancestral, il aurait de sa plus belle voix clamé ses origines. Y a- t-il quelqu’un pour empêcher une irruption volcanique de devenir un trémolo ? Quelqu’un pour empêcher un choc entre deux planètes de devenir des percussions magistrales ? Le magma musical a refroidi pour former une merveilleuse statue harmonique … » Lycée Jessé-de-Forest, Avesnes-sur-Helpe

 

« Si la pochette ne paie pas de mine au début, il faut s’y aventurer pour découvrir une infinité de sons perdus dans un espace-temps qui semble immobile. On ne découvre peut-être pas un chant, une mélodie bien perceptible, cependant c’est un univers entier qui se dessine. Il y a cette idée de grandiose, tel un Big Bang, un espace cosmique infini, peut-être dû à la présence d’un grand orchestre. Cette œuvre est conséquente mais reposante une fois que l’on se prend au jeu et que l’on ouvre son esprit. C’est à ce moment que l’on peut apprécier et se réfugier dans cet autre monde avec plaisir. » Lycée Jules Fil, Carcassonne

 

 

« De par ses sonorités et l'utilisation de l'orchestre, François Meïmoun réussit à évoquer la création de l'univers et le Big Bang. L'atmosphère de chaos, l'instabilité sont portées par l'énergie rythmique, la vigueur des percussions. L'absence d’éléments mélodiques, une certaine confusion intentionnelle, traduisent bien le grand chantier de la création de l'univers. » Lycée La Pérouse-Kérichen, Brest

 

« Par analogie synesthésique, des odeurs fortes peuvent être ressenties comme le bois brûlé, de terre et d’incandescence : c’est très imagé ! » Hugo, Lycée Robert-de-Luzarches, Amiens

 

« Au début, on a une sensation de désordre, de chaos qui au fur et à mesure de la musique donne l’impression de s’ordonner. » Paul, Lycée Robert-de-Luzarches, Amiens

 

« En quelque sorte, un son globalement assez massif et « expressif » qualifie cette œuvre, une dissonance s’en dégage, comme une sorte de capharnaüm, à l’image d’un ensemble de voix qui ont du mal à s’articuler entre-elles et émerger. C’est une sorte de musique en ébullition. » Eliott, Terminale option musique facultative, Lycée Boucher de Perthes, Abbeville

 

« C’est une véritable apocalypse sonore ! » Prudence, 2nde, Lycée Boucher de Perthes, Abbeville

 

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Commentaires d'élèves - François Meïmoun, Le Chant de la Création

 

 


Gabriel SivakLe Raboteur de nuages, pour chœur mixte, harpe et ondes Martenot (I. Introduction, XII. Qui froisse les fleurs)

 

« Une atmosphère poétique avec une belle harmonie de timbres et de couleurs (flûte traversière, piano et voix lyrique). Le compositeur est arrivé à trouver un équilibre entre des éléments « rassurants » et des éléments surprenants avec une forte utilisation du silence. » Lycée Camille Vernet, Valence

 

« Le Raboteur de nuages ouvre le bal en douceur, nous accompagnant peu à peu à entrer dans l’univers de Gabriel Sivak. L’entrée d’abord des ondes Martenot apporte une dimension aérienne, apaisante, presque sortie d’un conte pour enfant. Rejoint ensuite par la harpe, bien vite les deux pistes se distinguent mais pour autant s’accordent : les ondes lancinantes, presque inquiétantes, viennent être tranchées par les croches de la harpe au premier plan. Gabriel Sivak, ici, ne nous ment pas : on retrouve le duvet des nuages dans l’accord de ces deux instruments. Parfois la harpe se retire, et ses interventions plus timides contrastent avec le fil monotone des ondes. Les nuages dans cet œuvre sont tantôt doux et légers, tantôt annonciateurs d’orage. Mais bientôt le chœur entre et résonne dans l’immensité du ciel cette fois silencieux. Toujours aériennes mais parfois angoissantes, les voix angéliques sont transportées par différents courants. La parole parfois s’exprime davantage que le chant, et le texte poétique est alors mis en avant. Le chœur est rejoint par la harpe et les ondes, et chacun se mêle et se fond avec les autres corps. Le grave profond angoisse, transporte. Mais soudain, tout est balayé par un ultime coup de vent ! » Anna, Lycée Hector Berlioz, Vincennes

 

 

« Lors de l'écoute de son morceau, l'auditeur peut ressentir une grande vague de nuages sur un air plaintif et léger pour la première partie, et un aspect plus touffu et dense par les nombreuses voix qui se croisent. Le morceau en lui-même ne comporte pas de forme à proprement parler, car il semble composé dans une forme continue. Ainsi, lors de l'écoute, l'auditeur est complètement absorbé dans la pièce qui nous porte dans le brouillard, mais il est rattaché par les paroles ou le thème musical des ondes Martenot portées par le vent de triolets de croches. Le rythme est particulièrement intéressant de par le trois pour deux, mais aussi par la richesse de l'emboîtement entre les voix. De plus, le temps est démarqué par le fait qu'il y ait des variations de tempo mais aussi le phénomène du temps qui passe, et justement, qui passe relativement vite ici. » Melvyn, Terminale, Lycée Sophie Berthelot, Calais

 

« L’introduction est très particulière et nous immerge intensément dans la musique. Les sons que l’on entend peuvent être associés au thème de l’univers, du monde inconnu, des aliens. Les harpes et les instruments électroniques qui font des va-et-vients verticaux s’assimilent à des ondes. On est surpris par les sons très aigus en continu. Ce monde irréel, presque parallèle, nous fait perdre pied face à la réalité. Il nous laisse imaginer un espace infini de possibilités. C’est comme si la caméra qui nous montrait ce qui se passait, était remplacée par nos oreilles qui visionnent les sons et nous les transmettaient en images. Les notes du livret évoquaient le terme de « pelleteux des nuages », c’est-à-dire rêver sans tenir compte des contraintes réelles. Le titre quant à lui est « le raboteur de nuages », c’est-à-dire modeler les nuages ou peut-être modeler les rêves. En parallèle, on distingue des voix qui chantent un poème. On pourrait penser à des voix dans une église par sa résonnance et ainsi voir dans le texte une connotation religieuse. Les sons aigus qui restent en suspens peuvent paraître un appel à Dieu. Puis le texte est récité comme dans une pièce de théâtre par une voix masculine. Le thème de l’univers revient par l’annonce des harpes et des instruments électroniques et prend tout son sens lorsque l’on évoque toutes sortes de question. Elles nous amènent à se remettre en question sur notre existence. On aurait tendance d’ailleurs à y répondre par le coup du destin ou par celle d’entité supérieure. Cela nous permet d’entrer dans un état second de réflexion. Cependant, à mon sens elles attirent un lourd poids sur nos épaules. Il y a un champ des possibles immense et cela relève vraiment d’une recherche intérieure profonde et personnelle. C’est très étrange car les petites voix qui résonnent dans la musique ressemblent à celles que l’on peut entendre lorsque l’on juge et décide d’une action. Celle de notre esprit et pensée et celle de son for intérieur. Ainsi, cette musique nous plonge dans l’univers et son champ des possibles. C’est une belle représentation de ce qu’il se passe dans notre pensée lorsque l’on imagine. » Marine, Terminale, Lycée Sophie Berthelot, Calais

 

« Introduction très harmonieuse, dans le genre rêve ou nuit et cela concorde avec le projet compositionnel. Le texte a plu à l’ensemble de la classe comme les passages chantés plus introvertis, « prophétiques » et mystérieux. » Lycée Renoir, Asnières-sur-Seine

 

 

« Flottante, aérienne, vaporeuse, le Raboteur de Nuages est une composition assimilable à un voyage en montgolfière… L’irruption soudaine, inattendue de la voix, tantôt en déclamation, tantôt en chant lyrique, traduit toutefois une instabilité qui brise l’illusion de calme de ce voyage, clamée au tout début avec la harpe et l’onde Martenot. La composition de Gabriel Sivak part vite vers des espaces sonores qui perturbent, pour laisser la place à l’installation de son auditeur dans une linéarité confortable. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« L’alliage entre les ondes Martenot et la harpe permet de dépeindre admirablement et avec originalité le monde sonore que le compositeur tente de recréer, offrant ainsi à l’auditeur un voyage au-delà des nuages. Ceci est dû à l’ambiance planante et mobile des instruments dans l’introduction. L’ajout d’un chœur amplifie cet effet puisque ce dernier, à deux voix, crée une polyphonie particulière qui rajoute l’idée d’un monde au-delà des nuages. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Le Raboteur de nuages, se divisant en deux parties, nous présente différentes atmosphères, se rejoignant. Les ondes Martenot, souvent oubliée, attirent l’oreille par leur sonorité distincte venue d’ailleurs. La harpe enchainant cette boucle mélodique hypnotise l’auditeur et le transporte au-dessus des nuages. Le titre donné par le compositeur prend ainsi tout son sens. L’entrée des voix interprétant le poème de Gilles Obaldia révèle une rencontre du réel et du fantastique. Gabriel Sivak nous invite à fermer les yeux et à nous laisser emporter par cette fusion intrépide. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Une grande sensation d’apesanteur, de mélancolie. Cela m’évoque un chemin à parcourir, aérien. C’est une sorte de méditation auditive. » Lycée Vauvenargues, Aix-en-Provence

 

« Une musique douce au début, qui apporte de la tranquillité. Lorsque les voix font leur apparition, la joie mais aussi le mystère s’installent, ce qui créé une atmosphère assez agréable. Le monologue effectué dans l’œuvre plonge le public dans un monde surnaturel. La première partie relate un sentiment de mystérieux, calme et donne l’impression d’être enchantée tandis que la seconde est assez mélodieuse et angoissante. La partie avec les chœurs est hypnotisante mais jolie. » Lycée Rosa Parks, Montgeron

 

« Les ondes Martenot apportent une autre dimension dans la musique : une sorte de hauteur et une impression de planer. La musique est faite avec des procédés atypiques (souffler dans l’eau avec une paille…) et étonnants. Ce morceau commence piano puis un crescendo arrive et la musique devient plus imposante. Il y a une sorte de communication entre les voix. Les idées que le morceau nous évoque sont la joie, le rêve, le ciel… » Lycée Notre-Dame, Chartres

 

 

« Je l'ai choisi, car son œuvre est très jolie, reposante et calme, et je trouve aussi cette œuvre unique en son genre, elle me fait imaginer beaucoup de choses imaginaires, féeriques. On peut tous essayer d'imaginer ce que Gabriel Sivak a voulu nous faire passer comme message avec cette œuvre. Je trouve que le titre correspond très bien à l'image que l'on peut percevoir en écoutant l'œuvre les yeux fermés. » Stessy, Lycée Pasteur, Lille

 

« Une œuvre avec des mélodies envoûtantes. » Lycée Ferdinand Foch, Rodez

 

« La musique nous transporte vers une nature libre, au jardin d’Eden, où les hommes sont soumis à elle. Nous avons été sensibles à la délicatesse des voix nous plongeant au paradis avec l’aide de la harpe, sublimant le morceau. La musique est très liée au sens du texte, ce qui la rend touchante. Merci pour ce voyage onirique. » Lycée Jules Fil, Carcassonne

 

« Une musique à la recherche d’irréalité. Entre sons et vibrations étranges, comme venus d’ailleurs, la musique que nous avons écoutée devient source d’inspiration, d’évasion, transfert du monde réel au monde imaginaire. L’univers, ce vide d’une profonde infinité, fascine. Comment communiquer avec le monde ? Victor Hugo disait : « La musique est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l’océan des nuées est à l’océan des ondes. » Comment communiquer avec l’univers ? Par la musique, l’expression des sens, des sons au travers du temps et de ses abysses. »  Lycée Emmanuel d’Alzon, Nîmes

 

« Musique religieuse, rappelant les anges, nous transporte dans un univers céleste. » Morgane, 1ère Lycée Jean Dautet, La Rochelle

 

« Découverte étrange et ancienne. On dirait la découverte d’un lieu (temple). » Romaric, 2nde Lycée Jean Dautet, La Rochelle

 

« Sensation de chaleur, vapeur, entrée dans un pays merveilleux (harpe) cascade qui coule, pays oriental. » Alice, 2nde, Lycée Jean Dautet, La Rochelle

 

 

« Certains élèves y ont vu un cycle débutant par un astre, se transformant en graine, pour donner naissance à une fleur, qui fane pour donner à nouveau naissance à une graine… L’utilisation des ondes Martenot a donné une couleur venant d’un autre monde, d’un autre univers, extraterrestre. » CAPLycée Jean-Baptiste Vuillaume, Mirecourt

 

« Le mélange des timbres (ondes Martenot / harpe) a séduit, donnant un caractère étrange, mais tout en subtilité et en délicatesse. Le compositeur caresse davantage qu’il ne rabote ses nuages. Le chant évoque la poésie antique, dans la conception que l’on peut s’en faire, la harpe remplaçant la lyre. Les légères dissonances donnent de la texture, surtout dans la seconde partie, l’introduction ayant un aspect plus lisse. »  DMA1, Lycée Jean-Baptiste Vuillaume, Mirecourt

 

« Le début de l’œuvre est à l’image d’un menuisier travaillant un matériau brut pour lui donner une forme concrète, à l’image du titre, qui nous évoque un travail de la matière, tout en étant attentif aux détails, comme des coups de rabot. » Nathan, 1ère option musique facultative, Lycée Boucher de Perthes, Abbeville

 

« C’est un morceau très doux et léger. Un goût, comme le décrit le texte, d’enfance, de rêves et de poésie. Lorsque les voix commencent, il y a comme un élan de sentiment moelleux. Il nous emporte dans l’imagination d’un enfant, voler aux côtés des nuages et des oiseaux dans un ciel tranquille. Ici, ce que j’aime énormément est l’environnement et le voyage créé dans l’imagination d’un enfant. On voit le travail derrière, la recherche et l’imagination du compositeur. » Aden, 1ère Arts Appliqués, Lycée Diderot, Marseille

 

 

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Commentaires d'élèves - Gabriel Sivak, Le Raboteur de nuages

 


Fabien TouchardL’Horloge et l’abîme, pour soprano, flûte, hautbois et piano (II. Trilles voilés, III. Canto d’inferno, IV. Reverdie)

 

« L’Horloge et l’abîme enchaîne plusieurs pièces contrastées. De la 1ère émerge un caractère énigmatique, de la 2ème, une atmosphère stridente et saccadée, enfin, la 3ème amène la douceur. Fabien Touchard fait évoluer son écriture entre complexité, jeux rythmiques, traitement vocal tantôt à la limite du cri et tantôt comme un écho à une chanson traditionnelle. Les timbres instrumentaux sont habilement travaillés passants du rôle d’accompagnateur à celui de 1er plan. Les textes poétiques sont parfois abstraits et parfois touchants. Envie de changement et d’originalité, cette œuvre est faite pour vous ! » Lycée Guillaume Apollinaire, Thiais

 

« Fabien Touchard a su, à travers ces œuvres, retranscrire ses convictions telle que sa volonté d’accessibilité et de briser le cliché de la musique contemporaine dissonante. La simplicité de son œuvre savante nous fait voyager en jouant sur plusieurs univers. En écoutant les trois derniers mouvements de L’Horloge et l’abîme, on remarque un processus, une logique de construction marquée par les différents modes de jeu : avec « Trilles voilées », doux, apaisant, qui se termine par un son de cloche, pour ensuite enchaîner sur le « Canto d’inferno », dans un environnement chaotique, pour ensuite se relever avec « Reverdie », où l’on pourrait revoir Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich. » Lycée Honoré d’Urfé, Saint-Etienne

 

« Une composition atypique avec différentes atmosphères : tragique, lyrique mais aussi féérique et mystérieuse. Des sonorités scintillantes et irréelles pouvant suggérer un domaine enfantin avec des sonorités assez « ludiques ». Une certaine musicalité se dégage de l’ensemble avec des sons relativement harmonieux que les élèves apprécient. » Lycée du Noordover, Grande-Synthe

 

« Un aspect épuré et une simplicité émanent de cette musique qui illustre finement et avec légèreté ces courts poèmes se rapprochant plutôt des haïkus. » Lycée des Glières, Annemasse

 

« Cette œuvre respire la pureté, la finesse, le lyrisme. Les 3 pièces permettent d’entendre des ambiances différentes : le caractère est plus calme dans le 1er et le 3ème, tandis que le 2ème est plus dramatique et rythmé. Le mystère est présent dans toute l’œuvre, renforcé notamment par l’effectif instrumental. Le fait que ces pièces soient composées pour une voix soliste permet une compréhension plus aisée du texte et d’en comprendre le sens. Beaucoup de justesse dans la mise en musique des textes et de travail sur la prosodie…L’instrumentation est très appréciable et laisse entendre une grande richesse dans le traitement du timbre : les modes de jeux sont peu communs par rapport à nos habitudes d’écoute (sons éoliens à la flûte, murmures…). Il y a un juste équilibre entre les instruments et le chant. » Lycée Edgar Quinet, Bourg-en-Bresse

 

 

« Enfin des textes que l'on arrive à comprendre ! C'est heureux du fait de leur beauté naturelle ! La Diva nous emporte dans son chant de trilles voilées avec la légèreté de la plume. La chevauchée du « Canto d'inferno » a un côté fort hilarant teinté d'inquiétude. Enfin quelle délicate musique pour appuyer le texte de Joachim Du Bellay que les angevins aiment à lire et relire...et aussi chanter ! » Lycée Bergson, Angers

 

« La musique inquiétante et également sombre illustre parfaitement les paroles correspondantes. Le petit effectif instrumental permet de mettre en valeur les poèmes choisis de différentes époques. »  Lycée Watteau, Valenciennes

 

« La particularité de cette œuvre se trouve à mon sens dans la manière que le compositeur a de traiter le temps de silence dans sa pièce. En effet, celui-ci est comblé par des modes de jeux à la flûte, ce qui rend l’ambiance planante et permet une plus grande place à l’expression vocale et au texte. »  Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Fabien Touchard s’est posé les bonnes questions et a réussi à trouver des réponses. Dans sa pièce l’Horloge et l’abîme, il transmet, par le traitement musical des instruments et de la voix, une histoire qui n’est pas dictée mais qui laisse le champ libre à l’imagination. Le sentiment de calme et de gentillesse presque bucolique impose son caractère à l’œuvre. Il est notamment créé par le souffle du vent réalisé grâce aux sons éoliens de la flûte. Par surprise, cette pièce progresse et passe dans un ensemble plus riche, que cela soit instrumental ou tonal. Touchard nous surprend tout en essayant de transmettre aux auditeurs différents degrés de sensations et d’émotions. » Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

« Les sons aigus des vents et de la voix et le sautillement du piano nous plongent dès les premières notes dans une atmosphère féérique et joyeuse mais bien vite, les harmonies deviennent plus inquiétantes, la voix plus angoissante et les modes de jeux des vents, comme un souffle, apportent trouble et interrogations. La tension dramatique est à son comble et accentuée par les envolées lyriques de la chanteuse. Comme un réveil après le cauchemar, la seconde partie semble plus calme mais la voix et les instruments nous replongent bien vite dans une sorte de désespoir. On dirait un tableau avec différentes ambiances ; on peut passer du tout au tout en quelques secondes et c’est ce qui rend cette œuvre aussi intéressante à écouter. » Lycées Picasso (Avion) et Condorcet (Lens)

 

« Une œuvre magnifique qui allie l’inalliable. L’atmosphère issue de cette pièce est singulière et très bien réalisée. Le texte et la musique se complètent sans se dénaturer. Les atmosphères d’une grande subtilité nous transportent dans l’univers poétique du compositeur. » Lycée La Bruyère, Versailles

 

 

« L'œuvre de Fabien Touchard est réellement intéressante car, en très peu de temps, il fait varier son morceau en différente parties très différentes dans le but recherché, mais similaires dans leur conception. En effet, on passe d'un moment très soutenu avec une voix de femme très forte à un moment plus intense en son essence avec une recherche d'objectif différente. On retrouve également à travers le morceau toute la virtuosité de la chanteuse et l'interprétation donnée est très bien réussie et retransmet bien l'esprit du morceau, l'intention de Fabien Touchard étant de ne « rien oublier ». » Lycée Saint Dominique, Mortefontaine

 

« Fabien Touchard propose dans son œuvre un équilibre entre la voix et les instruments de musique. En effet, les instruments sont complémentaires de la voix. Ils apportent beaucoup à l’atmosphère de la pièce et semblent traduire et illustrer le texte chanté par la voix avec leur propre langage. La partie chantée est mélodieuse et retient l’attention de l’auditeur. Nous sommes comme transportés par la ligne mélodique. »  Lycée Fénelon, Lille

 

« Calme, reposant et clair. Les instruments forment un beau tapis sonore qui accompagnent très bien la voix. Des rythmes variés sont significatifs du titre de l’œuvre. La musique dans la première partie est douce et calme puis cacophonique dans la seconde et belle dans la dernière. L'écoute est très agréable. » Lycée Rosa Parks, Montgeron

 

« Mélodie féérique, prophétie fantastique : voici comment on peut interpréter cette pièce sous différentes formes. Le tempo s’accélère au fil de la partition, comme les aiguilles d’une horloge qui se pressent pour finir leur dernier tour. La Mort arrive par les airs d’une manière rappelant la grâce d’un oiseau ou d’une fée, accompagnée d’un mistral soufflant sur le passé… » Lycée Jessé-de-Forest, Avesnes-sur-Helpe

 

« J'ai choisi cette œuvre car il y a beaucoup de contrastes et caractéristiques d'époques différentes qui y sont mélangés. Le premier mouvement est féerique tandis que le 2e alterne entre des atmosphères de plainte, de souffrance ou encore d'extériorisation d'une douleur. Pour terminer, le dernier mouvement est plus calme et reposant qui aboutit sur un sentiment de renaissance. Cette œuvre découpée en plusieurs mouvements raconte une histoire et fait ressentir aux auditeurs beaucoup de sentiments. Ceci m'a beaucoup plu dans cette œuvre. » PerrineLycée Pasteur, Lille

 

« J’ai choisi cette œuvre car elle mêle des instruments conventionnels (flûte, hautbois, et piano) avec un style, un univers moderne. Souvent lorsque les gens écoutent des œuvres contemporaines, ils sont déstabilisés par le changement radical de l’harmonie ou encore de la structure. Ici, nous ne sommes pas déstabilisés. De plus, nous pouvons souligner la belle interprétation de la chanteuse soprano qui colle extrêmement bien avec le texte. Enfin, Il est intéressant d’avoir mêlé, alterné entre différentes atmosphères. À un moment, on passe du côté féerique (atmosphère plaisante) à un côté plus rythmique où nous ressentons une détresse ainsi que de la violence. » ClémenceLycée Pasteur, Lille

 

 

« Il nous a fallu plusieurs écoutes pour arriver à affiner notre analyse et apprécier ces œuvres. Que de contrastes entre ces 3 pièces ! C’est là aussi tout l’intérêt de se pencher sur le texte et sa relation avec la musique. Les paroles loufoques de « Canto d’inferno » contrastent d’ailleurs avec une musique paraissant plus sérieuse et précise. Et puis, nous avons écouté « Reverdie » : totalement conquis par cette mélodie douce, apaisante et salvatrice, semblant venir d’un autre monde... Bravo et merci ! » Lycée Jules Fil, Carcassonne

 

« Dès que l’œuvre commence, les sonorités délicates nous plongent dans une atmosphère étrange et intrigante. Des poèmes, de caractère très différent, notre préférence va au troisième, celui de Du Bellay, cette mise en musique est particulièrement réussie. La richesse des textes est amplifiée par de subtils figuralismes et des modes de jeu originaux. Nous avons relevé la technicité, le travail impressionnant de la voix. » Lycée La Pérouse-Kérichen, Brest

 

« L’œuvre L’Horloge et l’abîme de Fabien Touchard nous représente avec son rythme, le temps qui passe. Un chant rapide et strident nous met en position de stress. Par la suite, le temps passe plus lentement, c’est plus calme et plus apaisant ce qui peut représenter la boucle d’une vie. » Lauryne, Lycée André Malraux, Gaillon

 

« Fabien Touchard nous amène dans son monde merveilleux. Nous sommes bercés par le doux chant de la cantatrice. La chanteuse est accompagnée d’instruments à vent qui donnent un rythme au morceau. Nous nous retrouvons embarqués dans une histoire épique. Dans sa musique, l’artiste s’inspire de différents poèmes, les modèle en essayant de rapprocher certains sons avec certains vers. Le rythme est léger, c’est comme si nous voyagions sur un navire à travers le monde de la Grèce Antique. » Lycée Emmanuel d’Alzon, Nîmes

 

« Cette pièce rassemble la tradition de recherche de beauté dans le genre de la mélodie et la recherche de modernité et d’innovation. Les élèves ont particulièrement apprécié ce qui se passe « derrière » la voix, la recherche sur les timbres (notamment des bois), le souffle, le « vent ».  Cette pièce permet à l’esprit de vagabonder, même si la deuxième partie présente un fort contraste avec les deux autres. »  CAP, Lycée Jean-Baptiste Vuillaume, Mirecourt

 

« Il est évident que ce morceau parle et retrace le temps, que l’on voit -ou plutôt entend - passer. Je décrirais cette œuvre comme une rivière qui voit passer les saisons et les époques dans leur beauté. Une certaine ambiance zen s’impose également à certains moments, un instrument à vent est joué, rappelant certains instruments asiatiques. Le voyage est de mise, et l’on peut entendre à certains moments des changements, plus ou moins légers, d’ambiance, ou de temps.  Il est très impressionnant de voir comment le compositeur montre sa notion du temps, qui reste en arrière-plan, mais qui se ressent. Certains moments de calmes, de douceur puis l’éclair arrive, avant de redevenir calme. Comme si une nymphe chantait ce qu’elle voyait dans la forêt au court du temps. Comparé à ce que je m’attendais, je n’y trouve pas - ou presque pas - d’éléments attristants ou de plainte à propos du temps qui passe, mais seulement l’aventure qu’elle entraîne. » Aden, 1ère Arts Appliqués, Lycée Diderot, Marseille

 

 

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Commentaires d'élèves - Fabien Touchard, L'Horloge et l'abîme

 


 

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